On habille son corps, on farde son visage
Et la voilà partie pour le dernier voyage.
elle semble nous sourire,
Comme si elle voulait nous dire de ne pas être inquiets !
Faut-il donc que la mort effraie les vivants ?
Pour que l'on soit obligé d'en faire tant... Et tant !
Mais, en fermant les yeux, je sais bien que c'est faux !
elle est partie trop loin et vogue son radeau
Sur des mers inconnues, des chemins désertés,
Des océans de larmes, des terres oubliées...
J'entends encore sa voix me dire : "n'aie pas peur
Je serai toujours là.
Qu'importe le temps !
Qu'importe l'heure !"
Mais en fermant les yeux, je sais bien que c'est faux !
Que vogue la galère et coule son radeau,
J'ai beau croisé les mains, espérer la revoir,
J'ai bien trop de chagrin pour avoir de l'espoir !
C'est l'heure de fermer l'album des souvenirs,
Juste un dernier baiser !
Une dernière caresse du revers de la main !
Juste un dernier regard !
C'est déjà... Trop tard !
Pourquoi va-t-elle restee dans cette obscurité ?
Je refuse de croire à cette éternité !
J'ai trop mal, j'ai trop peur, Je m'éloigne d elle
Que l'on ne me dise pas que la peine s'enfuit !
Ma gorge est trop serrée, trop de sanglots profonds,
Comme puis-je espérer ?
Mais en fermant les yeux, je la vois qui sourit;
Je la revois heureuse.
Le c½ur a des images qu'il ne peut oublier,
Le c½ur a le courage qu'on veut bien lui donner !